cet article parle des molosse ou 4 policier pense que l'interdiction de ces races est inutile alors je vous laisse lire l'article et dites nous ce que vous en pensez
«Qui a eu un molosse ne voudra rien d'autre» - fridolin wichser - 24Heures
Par Association Molo's, mercredi 7 décembre 2005 à 21:51 :: Articles de presse :: #3 :: rss
Non seulement interdire pitbulls, rottweilers & Cie ne résoudra rien, mais des races équilibrées et utiles seront perdues: le plaidoyer à contre-courant de quatre policiers.
Même si les molosses ne mordent pas plus que d'autres chiens, ils causent plus de dégâts: l'intérêt public dicte de les interdire. C'est la revendication - grandissante - de l'opinion publique. Non seulement cette interdiction nous priverait de chiens d'utilité exceptionnels, mais elle ne résoudrait rien: un certain milieu s'appropriera toujours des animaux (ou des objets) pour tourner leurs qualités en défauts, répondent quatre policiers.
Inutile d'envoyer à Nicolas von Dach, Julien Martin, Patrice Girardin et Goran Kokorus des coupures de presse rappelant que, jeudi dernier à Oberglatt, trois pitbulls ont tué un garçon de 6 ans: le drame les a touchés comme tout le monde. Et ils pratiquent un métier que l'on assimile généralement à des personnes stables et responsables: ils sont policiers.
Bien élevés, pitbulls, rottweilers et autres molosses sont des chiens «merveilleux»: les milieux proches de l'élevage canin l'ont répété ces jours. Mais qu'y perdrait-on si on interdisait ces races au nom de l'intérêt général?
«Un chien d'utilité, méconnu et sous-utilisé dans notre pays, où l'on ne voit guère que le berger allemand dans ce rôle. Dans d'autres pays, ils font merveille comme chiens de police, d'avalanche, sanitaires, de catastrophe, de sauvetage en eau.
Le problème, c'est qu'ils ne sont pas vendus à ce titre, donc pas utilisés à leur valeur. Julien (n.d.l.r.: Martin) a commencé une formation de chien de catastrophe avec son pitbull. Son club s'étant dissous, aucun autre n'a voulu le reprendre, à cause de l'image de la race.
«Mais ce sont aussi d'excellents chiens de famille: ils ne demandent qu'à faire plaisir à leur maître, à montrer ce dont ils sont capables. Ils sont surtout stables, pas émotifs comme certains. Un molosse n'aboiera jamais sans raison.»
Et le cas du pitbull? «Il allie les qualités du molosse - robuste, fort et sûr de lui - et du terrier - caractère plus vif, flair. Il est enfin un dominant, un trait qui n'est un défaut que si son propriétaire n'a pas le caractère pour avoir un tel chien.»
Quel serait le portrait-robot de ce bon propriétaire? «Quelqu'un qui sait ce qu'est un chien, qui sait raisonner en chien. L'anthropomorphisme ne sert à rien. Un chien n'est pas gentil ou méchant. Quand il mord, il n'y a pas 36 000 raisons: ou il n'est pas bien sociabilisé, ou il est cinglé, ou on le lui a appris.»
Que pensent-ils de ceux qui se procurent un molosse pour paraître, voire intimider? «Quand on répète à un p'tit jeune qu'il n'y a pas plus féroce qu'un pitbull, il en voudra un, comme le jouet à la mode. Si vous racontez demain que le labrador est une terreur, les casquettes en travers de Bel-Air se battront pour en avoir un.»
«Nos molosses sont des chiens comme les autres! Les décrier ne va que renforcer le fait que ceux qui les utilisent à mauvais escient vont tout faire pour s'en procurer. Ils existent depuis les Romains. Mais s'ils posent problème depuis dix, quinze ans, c'est parce qu'un certain milieu a tourné leurs qualités en défauts.»
Dresser des listes noires? «Elles seront forcément arbitraires. Quand il n'y a pas erreur sur le chien: en France, le boerboel est en catégorie 1 parce que son nom a été transcrit en boerbull, l'assimilant au pitbull!»
Le quatuor propose d'appliquer à toutes les races les mêmes mesures. Comme obliger tout nouveau propriétaire de chien à suivre un cours. Utopique? «Non: si on peut imposer la puce et la taxe, on peut inscrire les gens à des cours donnés par les clubs. Qu'ils sachent au moins que, pour avoir un chien, il faut avoir les moyens financiers - achat, entretien, soins - et moraux - éducation de l'homme et de la bête.»